Le tribunal de première instance de Port-Gentil vient de se prononcer dans l’affaire opposant, Total Gabon et l’ONEP. 

Le 6 août 2018, le tribunal de première instance de Port-Gentil a rendu son verdict dans l’affaire opposant, Total Gabon à ses employés représentés par l’Organisation nationale des employés du pétrole. Au terme de cete audience, l’entreprise française a été reconnue coupable de violation de deux articles du code du travail, relatifs au droit de grève en République gabonaise.

En effet, le 9 juillet dernier, les employés de total Gabon ont déclenché une grève. Quelques jours après le début de la grève, six employés ont reçu des lettres de convocation à un entretien en vue  d’un licenciement pour avoir pris part à une grève. Une situation qui a emmené l'Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) à déposer plainte contre total Gabon à la suite de laquelle, l’entreprise a été reconnue coupable.

« Statuant publiquement, par ordonnance contradictoire du juge des référés, d’heure à heure, en matière civile et en premier ressort ; disons que l’émission de lettres de convocation à un entretien préalable en vue d’un licenciement pour avoir pris part à une grève non déclarée illicite, constitue un trouble manifestement illicite, né de la violation des dispositions des articles 342 à 345 du code du Travail », lit-on sur l’extrait de répertoire des jugements civils de référés du tribunal de première instance de Port-Gentil, signé le 6 août dernier.  De ce fait, la justice gabonaise à ordonner à total Gabon, de cesser toute procédure de cette nature, pour ce motif, à l’encontre de six de ces employés