Dans un communiqué signé le 19 juillet et adressé aux employés de total Gabon, en grève depuis le 9 juillet dernier, l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) annonce la suspension de mouvement dans l’attente d’une réponse concrète de leur employeur.

Suite à un préavis de grève déposé le 25 juin dernier, ajouté l’échec des négociations entamées aussi bien avec leur hiérarchie directe, qu'avec les ministres concernés par ce secteur d’activité, l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), a annoncé une grève générale des employés de total, le 9 juillet dernier. A la vue de certaines avancées, la même organisation annonce la suspension de celle-ci, au 11e jour de son effectivité et la reprise des activités dans l’entreprise, dès ce 20 juillet.

« Aussi, le bureau national vient-il par la présente, vous signifier la « suspension » de la présente grève dès ce jour et de la reprise du travail dès demain vendredi 20 juillet 2018, aux heures habituelles de travail, dans toutes les installations où opère total Gabon », indique le communiqué signé du secrétaire général de l’organisation, Sylvain Mayabi Binet.

Cependant, pour cette organisation, cette suspension ne rime pas avec levée de la grève. En effet, un appel à la mobilisation a été lancé aux employés de total du fait que, si dans les prochains jours, leur employeur ne donne pas de réponses concrètes à leurs revendications inscrites dans leur cahier de charges, la grève reprendra de plus belle. « Cette lutte continuera jusqu’à l’aboutissement de vos légitimes revendications. Restons donc, mobilisés et unis car les jours qui viennent pourraient donner lieu à une poursuite de la grève (…) si du moins, l’employeur ne fait rien de concret pour apporter des réponses satisfaisantes à votre cahier de charges », conclu la note. Autrement dit, les prochains jours s’annoncent donc déterminants pour la sortie ou non, de crise à total Gabon. Crise dont les pertes causent déjà d'énormes et  nombreux désagréments à l’entreprise.