Dans une correspondance adressée au ministre du Travail, Arnaud Engandji, les employés de total Gabon, par l’ONEP, accusent leur employeur d’entraver leur droit de grève, en remplaçant le personnel gréviste par celui d’entreprises extérieures.

En grève depuis le 9 juillet dernier et ce, pour 15 jours, les employés de total Gabon accusent leur employeur d’ « atteinte à la liberté syndicale et d’entrave du droit de vote », dans une correspondance adressée au ministre du Travail, Arnaud Engandji, daté du 11 juillet dernier. 

« Suite à l’échec des négociations avec la direction générale, l’ONEP a lancé une grève de 15 jours sur l’ensemble des installations où opère la société total. Les heures qui ont suivi le déclenchement de la grève, les employés de total Gabon, plus précisément ceux en poste sur le site du Cap Lopez, ont été délogés de leurs postes de travail puis escortés hors de la concession du terminal pétrolier. Aussitôt, leurs badges ont été désactivés. Ils ont été remplacés par le personnel des sociétés extérieures EMTP, SPIE, Dietsmann. Le même sort a été réservé à ceux travaillant sur le site de PG2 », indique la correspondance.

Une situation qui est pour l’ONEP, « une violation manifeste par total Gabon des lois et règlements de la République gabonaise, par l’aliénation du droit de grève et entrave à l’action syndicale au préjudice des intérêts de ses employés ». De ce fait, l’ONEP appelle donc à l’arbitrage du gouvernement par l’entremise du ministre du Travail, Arnaud Engandji. Du fait que, pour eux, l’entreprise EMTP soit agréée auprès de total comme une société de mise à disposition du personnel après que celle-ci ne dispose pas d’autorisation légale pour la pratique de cette activité sur l’ensemble du territoire national.