Ce sont les principales raisons évoquées par le directeur général des hydrocarbures, Bernadin Mve Assoumou pour expliquer la hausse du prix du carburant.

 En début février courant, les prix du gas-oil et de l’essence super ont une nouvelle fois connu une hausse. Après plusieurs plaintes des usagers, le directeur général des hydrocarbures,  Bernadin Mve Assoumou, est monté au créneau pour expliquer cette situation.

Selon lui, les différentes observées ces derniers temps, sont dues au marché international et à l’arrêt de la subvention de l’Etat dans ce secteur causé par un contexte économique difficile.

«Le gouvernement a décidé par décret d’adopter un mécanisme d’indexation des prix des produits sur le marché local par rapport aux variations sur le marché international. […] Ce qui est arrivé ce mois, c’est ce qui est arrivé d’autres mois avant. Et si pendant plusieurs mois on n’a constaté aucune augmentation, c’est simplement parce que le gouvernement a décidé de ne pas répercuter ces hausses qui auraient dû être enregistrées depuis longtemps », a confié Bernadin Mve Assoumou, directeur général des hydrocarbures.

Seulement, vu le contexte économique actuel, les mesures prises dans le Plan de relance économique et l’Etat n’ayant plus les moyens de subventionner, la hausse des prix du carburant à la pompe est devenue « inévitable ».

«En 2012, le prix du baril de pétrole a atteint les 120 dollars, mais on était resté à des prix fixes, ce qui fait que le gap était supporté par l’Etat. Mais cette fois, les conditions sont différentes, par le fait que gouvernement vient de signer certains accords avec ses partenaires internationaux, qui lui imposent une certaine discipline, notamment dans sa gestion des dépenses. Ce sont ses engagements qui font que nous ne soyons plus en mesure de subventionner aujourd’hui le prix de l’essence et du gasoil», a-t-il expliqué. 

Un nouveau coup dur pour les poches des automobilistes mais surtout pour les usagers de transports en commun qui verront les prix des trajets augmenter du fait que les chauffeurs cherchent leurs bénéfices.