A travers leur syndicat, ils ont annoncé qu’ils observeront une pause de plusieurs heures de travail vendredi prochain si le gouvernement ne revoit pas sa décision d’augmenter les prix des carburants à la pompe. 

Vendredi 15 décembre 2017, à la gare-routière de Libreville, les transporteurs terrestres du Gabon envisagent observer une pause durant plusieurs heures pour exprimer leur courroux contre le gouvernement. C’est du moins ce qu’a annoncé, samedi 9 décembre, le Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (SYLTTEG), au cours d’un point de presse. 

Ce programme de manifestation envisagé par les transporteurs affiliés à ce syndicat a pour objectif de demander l’annulation pure et simple de la dernière hausse des prix des carburants à la pompe, survenue samedi 2 décembre. « Nous avons décidé d’adresser un courrier au gouvernement, notamment au ministère concerné pour que la dernière hausse du prix du carburant soit annulée », explique Robert Menie, président du SYLTTEG. 

Dans son propos, il a manifesté l’étonnement et la désapprobation du syndicat face à cette deuxième augmentation « en moins d’un mois, et qui a porté à 605 FCFA le prix de l’essence, et à 540 FCFA celui du gas-oil. Il s’agit là d’une augmentation que nous dénonçons »

Le SYLTTEG donne donc une semaine au gouvernement pour annuler ladite mesure. Si vendredi la mesure gouvernementale n’est pas prise dans le sens de satisfaire leur doléance, le mouvement syndical menace de passer à une grève générale de ses adhérents. 

Au regard de leurs déclarations, les transporteurs semblent convaincus que cette augmentation n’est pas justifiée. Robert Menie, affirme qu’il ne s’agit pas de l’application du mécanisme d’indexation suite à la suppression de la subvention, mais en réalité d’une augmentation de la part des revenus de l’Etat dans la structuration. « En réalité c’est l’Etat qui augmente de manière drastique sa part de revenus sur les ventes des carburants, dans sa quête permanent de niches d’argent », affirme-t-il. 

Par ailleurs, il déplore l’absence de communication pouvant donner une indication sur les raisons d’une telle hausse « nocturne ». Aussi, le syndicat demande la publication de la structure des coûts, pour une meilleure transparence de la rubrique qui conduit à l’augmentation du prix du carburant à la pompe.  

 « En effet, alors que le cours du baril semble se stabiliser, comment comprendre que l’absence d’une subvention puisse conduire à une augmentation tous les mois ? », s’interroge le SYLTTEG.