La facilitation des échanges et leur impact sur l’industrialisation de l’Afrique étaient au menu de la 8e édition des journées du chargeur africain tenue du 22 au 24 novembre à Accra au Ghana. 

Comme à chacune de leurs rencontres, les représentants des chargeurs africains ont axé leurs échanges sur les opportunités à leur disposition, les points d’étranglement et les solutions à apporter pour développer le secteur. Axée sur la « Facilitation des échanges et son impact sur l’industrialisation de l’Afrique », la rencontre du 22 et 24 novembre 2017 au Ghana a été présidée par la directrice générale du Conseil gabonais des chargeurs, Liliane Nadège Ngari ep. Onanga Y’Obeghe. 

Durant 72 heures, l’Union des conseils des chargeurs africains a examiné la nécessité de lever les entraves aux échanges et d’orienter les réflexions pour l’industrialisation de l’Afrique. Elle a, de fait, identifié les actes prioritaires pour l’essor du transport et la consolidation des relations entre les différentes structures des chargeurs.  

Relevant le fait que l’Afrique a de belles opportunités à saisir, notamment à travers l’implantation des usines délocalisées assortie de conventions de transport de technologie, la directrice générale du Conseil gabonais des chargeurs a reconnu l’importance du thème en ce sens que sans industrialisation, il ne peut y avoir la facilitation ; et sans cette dernière, on ne peut pas parler d’industrialisation.  

« Vous savez qu’aujourd’hui dans nos pays, nos chefs d’Etat sont en train de se battre pour essayer de rendre plus efficace et performant le secteur de l’industrialisation  d’où le thème qui est d’actualité », a-t-elle soutenu. 

Le partage d’expériences a notamment permis de créer de l’émulation entre chaque représentation afin de donner l’opportunité aux pays qui n’ont pas encore commencé le développement des échanges en matière d’industrialisation et de facilitation, tel que le recommande l’OMC, de suivre et de prendre exemple sur leurs pairs. 

Organisées depuis 1999, les Journées du chargeur africain se tiennent tous les deux  ans de manière rotative entre les pays. Elles permettent aux importateurs et  exportateurs professionnels, transporteurs, administrations, et autres acteurs de la chaîne logistique du transport international de marchandises, de se rencontrer et d’échanger en vue de l’amélioration de l’environnement du transport maritime et du commerce international.