En arrêt d’activités depuis le 29 mai  2017, la compagnie aérienne gabonaise de vols domestiques éprouve toutes les peines à sortir de la zone de turbulence qu’elle traverse depuis quelques mois déjà.

En effet, à moins d’un mois de l’échéance arrêtée par la note de service du 29 mai qui faisait état de l’arrêt total de ses activités de fret et de desserte sur l’ensemble du territoire pour une durée maximum de 6 mois, l’espoir d’une reprise du trafic par Afric aviation semble plutôt s’effriter comme une peau de chagrin.

Si cette société de transport aérien semble ne pas être au bout du tunnel, le directeur général de la compagnie aérienne, Alfred Pierre Etougué qui avait annoncé la mise en place d’un plan de relance, assure cinq mois après que tous les recouvrements faits durant cette période ont été directement reversés dans les banques. 

«Une partie de cet argent a permis de réduire l’endettement vis-à-vis des banques », assure-t-il, avant de préciser que la direction a commencé à procéder de manière régulière aux paiements d’avances sur salaire et aux charges dues aux fournisseurs. Une démarche qui vise à réduire progressivement et solder les aérées de salaires

« La situation actuelle d’Afric aviation est celle de beaucoup de société de la place victime de la crise économique et financière que traverse nombre de pays africains.» poursuit-il. 

Toutefois, indique-t-il, "l’espoir demeure du fait que l’élaboration du plan de relance repose sur la confiance que certaines banques et certains investisseurs accordent encore à l’entreprise". 

Dans le même élan, Thomas Ndong Mintsa, directeur technique assure pour sa part que des actions ont été entreprises au niveau des administrations de tutelle, notamment le ministère du Transport, du Travail, du Budget et de la Justice. « Le ministère du Travail s’est saisi du dossier, le processus suit son cours. Nous avons aussi informé le ministère du Transport parce que c’est notre ministère de tutelle » confie-t-il.  

Pour rappel c’est à travers une note du 29 mai 2017 que compagnie aérienne avait annoncé l’arrêt total de ses activités de fret et de desserte sur l’ensemble du territoire pour une durée maximum de 6 mois.

Entre autres raisons évoquées les difficultés financières découlant des retards de paiement des factures par certains de ses clients du fait de la crise économique et financière généralisée ; les pertes financières découlant de l’immobilisation technique prolongée de l’ATR 72-212 et la résiliation inattendue des contrats de location des avions en exploitation.