Les syndicalistes ont décidé d’assouplir leur grève et l’entreprise va assurer un service minimum avec 10 bus, en attendant de satisfaire définitivement les exigences des employés. 

C’est un ouf de soulagement pour une catégorie de la population se déplaçant par bus. Depuis mercredi 23 août 2017, les bus de la Société gabonaise de transports (SOGATRA) sont de nouveau visibles dans les rues de Libreville au Gabon. Ce retour du trafic intervient au lendemain de la décision prise par les employés de reprendre des activités sous certaines conditions. 

Réunis en assemblée générale le 21 août 2017, au siège de l’entreprise, les syndicats de la SOGATRA ont de nouveau discuté avec la direction générale et ont décidé que leurs véhicules de transport reprennent la route. Cette reprise du travail arrive après plus de deux mois de grève déclenchée le 9 juin 2017. 

Les syndicalistes ont apprécié que certaines promesses faites par l’Etat aient été tenues, notamment le paiement des trois mois d’arriérés de salaire sur les six mois que le personnel réclamait à l’entreprise. Mais, cette reprise des activités est parcellaire : ils exigent la satisfaction totale de leurs exigences pour reprendre entièrement les activités. 

Ainsi, la Sogatra assure un service minimum et a remis en circulation 10 de ses véhicules de transport en commun. Les personnels administratifs seront en poste de 7 heures à 12 heures et demie, tandis que les chauffeurs travailleront de 7 heures à 18 heures. Les lignes urbaines concernées relient Libreville à sa banlieue à savoir Ntoum, Akanda, Owendo et Melen. Quant au trafic interurbain, il permettra de relier la capitale gabonaise à Bitam, Lambaréné et Lébamba. A noter que cette planification intègre également les taxis-compteurs. 

Lundi 28 août 2017, les syndicalistes prévoient une autre rencontre pour faire le point sur l’application des engagements pris par le gouvernement. S’ils estiment que les efforts de l’Etat sont notables, on pourrait se diriger vers une reprise totale des activités de la SOGATRA. Dans le cas contraire, les syndicalistes envisagent de réduire les capacités du service minimum en retirant cinq bus de la circulation chaque semaine. Ainsi, si dans deux semaines des solutions définitives ne sont pas trouvées à leurs doléances, Libreville se retrouvera de nouveau sans bus. 

Rappelons qu’en plus des trois mois d’arriérés de salaires, les grévistes réclament le règlement de la dette de 14 milliards FCFA à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Ils constatent chaque mois des retenus prélevés au niveau des bulletins de paie des leurs adhérents sans qu’aucune de ces traites soient reversés à la CNSS.