Une situation due en grande partie à la conjoncture que traverse le secteur et partant, le pays.

Selon le Conseil d’administration tenu ce 22 juin 2017, l’Office des ports et rades du Gabon (OPRAG) a traversé une mauvaise passe en 2016. Les conséquences de cette conjoncture se sont traduites par un repli des bénéfices de 9 % du résultat net, s’établissant ainsi à 621 millions de francs CFA, contre 683 en 2015.

Les résultats entérinés par ce Conseil d’administration du 22 juin 2017, font état d’une dégradation des produits d’exploitation de 7,8%. Lesquels passent ainsi de 15,511 milliards de francs en 2015, à 14,306 milliards de francs en 2016.

S’agissant de la valeur ajoutée des activités portuaires, elle accuse une baisse de 22,2%. Elle passe de 8,06 milliards de francs, contre 10,104, en 2015. Dans ces résultats, l’excédent brut d’exploitation constitue la plus forte baisse enregistrée par l’entreprise. Elle passe de 4,136 milliards de francs CFA en 2015, à 2,191 milliards en 2016, soit une chute de 47%.

Par ailleurs, l’OPRAG révèle que la situation patrimoniale de l’entreprise présente un total bilan de 69,257 milliards de francs CFA en 2015, contre 70,339 au 31 décembre 2016. 

Malgré la crise, le conseil s’est félicité des efforts réalisés par la direction de l’entreprise, quant à la réduction des charges. Au chapitre desquels, figure l’acquisition d’un deuxième remorqueur de 70 tonnes. Pour le Conseil d’administration, l’acquisition de ce nouvel équipement, permettra d’agir sur la baisse des coûts portuaires. Ce qui, pour l’OPRAG, constitue «… une façon d’accompagner le gouvernement en réduisant le coût de passage portuaire, en accélérant le déchargement de la marchandise, en assurant une meilleure performance portuaire».

Face à la conjoncture morose que traverse l’entreprise, l’Office des ports et rades du Gabon a entrepris un réajustement de ses charges de fonctionnement, en vue de s’arrimer au processus de réduction du train de vie de l’Etat. Dans ce cadre, le Conseil d’administration a insisté pour que la direction générale mette un accent particulier sur ce volet.

Reconnaissant toute la complexité de cet exercice, le directeur général de l’OPRAG, Rigobert Ikambouayat Ndeka (photo), a indiqué ce processus sera poursuivi. «Dans cet exercice, nous avons pu réaliser 42% de l’objectif assigné par le Conseil d’administration ; mais il reste encore des domaines pour lesquels des réductions de charges peuvent encore s’opérer. Ces domaines doivent nécessiter au préalable la prise de décision des autorités gouvernementales.», a-t-il précisé.