Pour exprimer leur mécontentement face au projet de leur direction générale de transférer leurs droits à GSEZ airports, nouveau gestionnaire de l’aéroport de Libreville, les employés de la société ADL, ont décidé d’entamer une grève.

Malgré les assurances de la direction générale de la société Aéroport de Libreville (ADL), de tenir compte des revendications de ses employés, inscrits dans leurs préavis de grève déposé le 10 juillet dernier, mais surtout d’appliquer la loi, au cours de la concession avec le repreneur, GSEZ Airports, les employés de cette entreprise ont décidé d’entamer une grève, dès ce 18 juillet 2018.

En effet, dans une récente lettre adressée à ses employés, la direction générale de ADL, en réponse à une menace de grève, disait « rassurer » ses employés quant à la prise en compte de leurs revendications au cours des discussions engagées avec l’Etat gabonais, dans le cadre de la concession de la gestion de l’aéroport de Libreville, entre ADL et GSEZ airports. La direction générale prévoyait donc, le transfert des droits légaux de ses employés au nouveau gestionnaire de l’aéroport de Libreville.

Ce que les agents refusent et dénoncent du fait que, cela soit « en violation de la loi en vigueur. Car, il ne s’agit, ni d’une vente d’entreprise, encore moins d’un rachat ou d’une succession », a fait savoir un délégué du personnel qui a ajouté que le statut quo enregistré à ADL n’est pas pour arranger les choses. D’où la grève générale et illimitée entamée par les employés depuis ce 18 juillet. Une situation qui va engendrer d’énormes pertes financières à l’entreprise d’autant plus que, jusque-là, aucun service minimum n’a été acté.