Les accords témoignant de cette dynamique ont été paraphés le 16 mars 2018, à Brazzaville, par Estelle Ondo, la ministre gabonaise en charge des Transports et de la logistique, et son homologue du Congolais, Fidèle Dimou. 

Selon les documents paraphés par les deux parties, ce renforcement de capacités passe notamment deux importants accords. Le premier porte sur les transports aériens tandis que le second, concerne l’établissement d’une coopération relative aux opérations de recherche et de sauvetage d’aéronefs en détresse. Ainsi, à travers le premier texte, les deux parties ont matérialisé leur «volonté commune» de réviser les dispositions relatives au transport aérien, apparues après les années 1999, par l’introduction de la décision de mise en œuvre de la Déclaration de Yamoussoukro qui porte sur la libéralisation de l’accès aux marchés du transport aérien en Afrique. Il abroge et remplace celui signé à Franceville, le 8 octobre 1976.

Le second accord quant à lui, consacre l’élan de coopération et d’assistance mutuelle en matière de recherche et de sauvetage, conformément aux instruments internationaux. Il permettra d’établir un partenariat d’assistance mutuelle pour favoriser les échanges, partager les expériences et pratiques techniques réciproques. 

Selon la ministre des Transports, Estelle Ondo «le transport aérien est un acteur économique majeur de développement pour un pays», le moyen de transport le plus adapté pour relier les individus entre eux, et également le plus sûr. Elle a également ajouté que cela valait la peine que Libreville et Brazzaville puissent « renégocier et signer ces accords. Il est primordial de se regrouper et d’échanger nos expériences et pratiques afin de définir des approches concentrées. L’heure est venue de tirer avantage de notre position de pays voisins (…) dans l’intérêt bien compris de nos populations».

Avant de se réjouir du fait que ces accords viendront « redynamiser la coopération entre le Gabon et le Congo et renforcer l’intégration sous-régionale», mais aussi humaniser les économies des Etats concernés pour un meilleur échange. « Je crois que cela va contribuer de façon significative au développement de nos relations et de l’Afrique de façon générale.», a-t-elle ajouté.

Pour le ministre congolais des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, le souhait est voir les autorités gabonaises et congolaises veiller à l’application de ces textes pour que les relations bilatérales soient renforcées et que « l’intégration sous-régionale devienne une réalité». «Nous sommes engagés de telle sorte que les transports aériens créent de la valeur ajoutée, des emplois, etc., … », a-t-il noté, précisant qu’une « bonne fluidité » des transports va effectivement générer des emplois dans les aéroports.