A l’occasion du 30e sommet de l’Union africaine, la Commission a lancé ce marché avec pour objectif de libéraliser l’aviation civile africaine et faire avancer l’intégration.

Le 28 janvier 2018, lors du 30e sommet des chefs d’Etat et de gouvernements du continent, la Commission de l’Union africaine (UA) a lancé le Marché unique africain du transport aérien (SAATM). Un fait historique qui vise à libéraliser l’aviation civile sur le continent africain et à faire avancer le programme d’intégration. 

« Le lancement du marché unique va stimuler les opportunités de promotion du commerce, les investissements transfrontaliers dans les industries de production et de services, y compris le tourisme, aboutissant ainsi à la création de 300 000 emplois directs supplémentaires et deux millions d'emplois indirects, une contribution importante à l'intégration et à la croissance socio-économique du continent », a déclaré Amani Abou-Zeid, commissaire chargée de infrastructures et de l’énergie au sein de la commission de l’UA. 

Ce fait est considéré comme « un pas de géant » dans la mise en œuvre de l’agenda 2063 de l’UA, dont le SAATM est un projet phare. Une initiative qui devrait directement servir aux grandes compagnies aériennes africaines d’autant plus qu’il ambitionne d’augmenter la participation de l’Afrique au trafic aérien  africain. 

Aujourd’hui, 80% du trafic aérien en Afrique est assuré par des compagnies aériennes non africaines. Les compagnies du continent, jusque-là, transportent moins de  du trafic aérien mondial. Pourtant, l’Afrique représente plus de 17% de la population mondiale.

Ledit projet entre en droite ligne avec les exhortations du  Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), développé par la Commission de l'Union Africaine, l'agence du NEPAD, la Banque Africaine de développement, la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique et les Communautés économiques régionales africaines.

Pour qui l'intégration économique régionale passe par la construction d’infrastructures mutuellement bénéfiques qui permettent aux pays de commercer et d’établir des chaines de valeurs régionales pour accroitre leur compétitivité et développer leurs économies.