Pour relancer les travaux de l’axe routier Makokou-Ovan qui se dégrade un peu plus chaque jour, le gouvernement cherche les financements appropriés et entend se tourner vers des investisseurs pour des PPP. 

S’engager sur l’axe routier Makokou-Ovan est un vrai parcours du combattant, avec de nombreux des dangers pour les usagers. Etendu sur un linéaire d’environ 95 kilomètres, il est parsemé de cassis dus aux séparations causées par le ruissellement des eaux. Pour s’y déplacer, les automobilistes ont l’obligation de rouler lentement, prudence oblige, au risque de connaitre le pire. 

Très fréquenté par les opérateurs économiques en tête desquels les forestiers, taxés d’accélérer la dégradation de cette voie par leurs « surcharges », il faut compter en moyenne 2 heures de temps pour rallier Makokou en partant d’Ovan. Sur ce tronçon, plusieurs éléments indiquent pourtant qu’il y a eu un début de travaux. Une base de stockage, quelques ouvrages en béton au bord de la voie, ainsi que des amas de sable et gravier. Que s’est-il donc passé ?

« Certains tronçons qui n’avaient pas été bouclés au terme du premier septennat rencontrent quelques difficultés. Les travaux déjà engagés ont été arrêtés et les routes se sont dégradées », a indiqué le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet en visite sur cet axe lundi 22 novembre 2017.  Si d’aucuns assurent que l’argent a fait défaut pour la finalisation des travaux, Emmanuel Issoze Ngondet a assuré que « le gouvernement est en train de chercher les financements appropriés pour pouvoir boucler ce chantier »

A la question de savoir le coût pour la réalisation de l’ouvrage, Issoze Ngondet a répondu que « les dernières études, les derniers documents nous indiquaient un montant de 14 milliards FCFA, qu’il fallait trouver pour boucler ce chantier mais il faut revoir. Je pense qu’il faut être prudent dans l’annonce des chiffres, il faut travailler avec minutie et c’est ce à quoi nous nous attelons d’abord avec les services administratifs concernés ». Difficile donc de chiffrer cet éventuel projet à l’heure actuelle.

A en croire le propos du PM, le gouvernement est en quête de partenariat public/privé (PPP), les ressources propres du pays ne permettant pas la mise en œuvre d’un tel projet. « C’est ce vers quoi l’Etat tend aujourd’hui. Il faut donc trouver qui trouverait un intérêt à investir, à développer ce chantier avec l’accompagnement naturellement de l’Etat », a-t-il signifié.