Le Génie militaire et les équipes du ministère des Infrastructures travaillent à remettre en bon état le tronçon routier de la Nationale n°1 où une buse s’est effondrée. 

Depuis samedi 18 novembre 2017, et avec l’appui du ministère des Infrastructures, des travaux publics et de l’aménagement du territoire, les équipes du Génie militaire sont à pied d’œuvre dans la localité de Nkoltang pour réparer les dégâts causés par l’effondrement d’une buse sur la Nationale n°1. Ingénieurs et technicxiens installent des conduites en acier afin de faciliter l’écoulement des eaux. Les conduites sont stabilisées grâce à des blocs de gravier. Pour l’heure, les travaux rendent possible la circulation à partir d'une déviation, une voie remblayée et sécurisée.

Le trafic routier entre Libreville et l’hinterland est donc de nouveau possible sur cette voie. Samedi 18 novembre, les usagers de cet axe routier ont vécu une mésaventure au niveau de Nkoltang, à 30 kilomètres de Libreville. Sous la pression de la pluie diluvienne la veille, une buse sur ce tronçon a cédé, provoquant une importante inondation avec pour conséquence la coupure de la seule voie reliant la capitale gabonaise à l’intérieur du pays. 

Mercredi 21 novembre 2017, le président de la République s’est rendu sur les lieux afin de s'assurer de l'effectivité des travaux de réaménagement de cet axe routier. « Lesdits travaux faisant suite à la dégradation de la chaussée par les pluies, témoignent de la volonté du gouvernement à placer la circulation des personnes et des biens au cœur de nos politiques publiques », a indiqué Ali Bongo Ondimba. 

Son directeur de cabinet, qui l’accompagnait, a mis le gouvernement devant ses responsabilités. « Le gouvernement doit agir rapidement et efficacement pour éviter que cela ne se reproduise ici comme ailleurs au Gabon », a en effet déclaré Brice Laccruche Alihanga lors de cette visite de terrain. 

Cet incident sur la route de Nkoltang vient en tout cas remettre au-devant de la scène la question de la réhabilitation de l’axe allant du pk12 à Ntoum qui se dégrade un peu plus chaque jour. En 2014, le même scénario avait eu lieu avec l’emportement de la buse passant en dessous de la route, provoquant l’effondrement de la voie et la paralysie du trafic.

Pour les usagers de cette voie, l’heure doit être aux solutions concrètes et pérennes afin que de tels incidents ne se reproduisent plus. « A chaque fois, on fait le choix de rétablir la circulation au lieu de réhabiliter cette route dont nous sommes pourtant tous conscients qu'elle est définitivement morte. Il faut vraiment agir », a souhaité un automobiliste habitué d’emprunter cet axe routier.