Une étude publiée par Global infrastructure Hub reprise par l’agence Ecofin, qui se focalise sur une dizaine de pays, dont la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Maroc ou encore l'Egypte, explique que leurs besoins de financement jusqu'en 2040 s'élèvent à 2400 milliards $.

Or, au rythme actuel des dépenses publiques, y compris l'aide des partenaires extérieurs, les ressources mobilisables par ces pays ne peuvent franchir la barre des 1400 milliards $. Le gap à combler, de 1000 milliards $, constitue donc une opportunité pour le secteur privé international, qui peut y trouver une opportunité de placement rentable.

Sur ce marché, on retrouve déjà de grands noms du secteur international des infrastructures comme l'américain Général Electric, les français Bouygues et Bolloré, et la China Railways Construction Corp. Mais le plus souvent, ces groupes interviennent en qualité d'opérateurs sur des infrastructures dont les investisseurs finaux sont les gouvernements des pays concernés.

Le plus grand défi pour l’investissement privé reste le modèle économique : les gestionnaires privés de tours de télécommunication en Afrique sont bien placés pour savoir comment les différences de régulations entre les pays peuvent rapidement devenir une entrave pour un engagement infrastructurel continental.