Cette performance témoigne du dynamisme auquel la direction générale a su faire montre, en dépit de la morosité financière que traverse le pays, indique-t-on. 

Réuni en session Ordinaire autour du Président du conseil d’administration, Luccheri Gahila, le 20 décembre 2018, les administrateurs du Conseil gabonais des chargeurs (CGC) ont évalué les activités menées en 2017 et examiné le projet de budget 2018. 

Plusieurs points étaient au menu de cette deuxième session ordinaire du Conseil d’administration du conseil gabonais des chargeurs (CGC) pour l’année 2017. Il y’avait entre autres : le rapport d’activités de l’année 2017, l’évaluation des activités menées en 2017 ainsi que la présentation du projet de budget 2018. 

S’agissant particulièrement du projet de budget 2018, il est évalué à 5 568 047 930 FCFA, soit une hausse de 3.20% par rapport à l’exercice antérieur. Cet accroissement indique-t-on, est dû au dynamisme auquel a su faire montre la direction générale, en dépit de la morosité financière du pays. «Nous nous sommes réjouis de ce que le budget écoulé a été exécuté de manière souhaité par les administrateurs.», a exprimé le PCA, Luccheri Gahila. 

En effet, selon le bilan présenté par Liliane Nadège Ngari, epse. Onanga Y’Obegué, l’entreprise a su  faire preuve de créativité en multipliant ses activités notamment à travers la contribution à la performance de la chaine de transport de fret multimodal et l’appui aux chargeurs. 

A cela se sont ajoutés la poursuite du développement sur les modes de transports terrestre et aériens avec l’ouverture des postes bureaux à l’aéroport, international de Port-Gentil, des postes d’encadrement routier à Ntoum dans l’Estuaire et à Abba Meba et à Bibas, dans le Woleu-Ntem; le lancement de l’Observatoire national des transports et de fret (ONFT). 

Si ce dynamisme a peut-être constitué un motif de satisfaction pour le conseil, il est tout de même à signaler qu’il a également relevé la nécessité pour certaines entreprises de respecter la loi  27/2014. Laquelle, impose à des sociétés qui exportent tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de s’acquitter du paiement des taxes et ce malgré les conventions signés l’Etat. Au nombre de ces entités réfractaires, la compagnie minière de l’Ogooué (Comilog). 

Un manque à gagner qui tend à retarder l’autonomisation du CGC.  « En fait quand on prend du manganèse au niveau de Moanda, on l’emmène ici en bateau, le manganèse est transporté, il faut payer ces taxes de transport et c’est sur ces taxes que normalement devrait pouvoir vivre le conseil gabonais des chargeurs.», a expliqué Luccheri Gahila.