Le système informatique utilisé actuellement par les services des douanes gabonaises présenterait des signes des caducités, selon certaines sources. 

Dans un contexte de globalisation des échanges et autres services, l’arrimage de certaines administrations à cette nouvelle donne mondiale est presque devenu une nécessité, voire une obligation.

Le logiciel Sydonia ++, mis en service depuis 1999, et encore utilisé dans les ports de Libreville, Owendo et Port Gentil, particulièrement visé par cette mouvance, semble aujourd’hui présenter ces signes d’anachronisme.

Selon certaines sources, du fait de sa caducité, ce logiciel serait désormais à la portée des hackers. Au niveau de la sous-région, nombre de pays auraient même déjà effectué leur migration au système Sydonia Word, qui semble pour l’instant, répondre aux standards souhaités par le Fonds monétaire international.

Conscient de la nécessité de l’arrimage de ses services à cette nouvelle donne, le nouveau directeur général des Douanes et droits indirects, Raymond Okongo, vient d’engager le processus de basculement. Instruction a, dans ce sens, été donnée au directeur de l’informatique de faire un état des lieux sur le système informatique.

Au regard du diagnostic établi, tous les regards sont tournés vers le ministre de tutelle, Régis Immongault, pour la matérialisation de cette réforme qui est censée doter les douanes gabonaises des outils plus performants.

Pour des services des douanes plus compétentes

Le processus d’arrimage des douanes gabonaises aux systèmes de contrôle actuellement à travers le monde s’inscrit dans le cadre des prescriptions du FMI au Gabon, pour l’amélioration de sa gouvernance budgétaire et financière.

Ces réformes visent à faire de la Douane gabonaise, une institution gestionnaire du commerce international en répondant aux besoins des entreprises; tant par la sécurisation de la chaîne logistique à travers des contrôles efficients, que par la mise en œuvre de régimes douaniers et de procédures adaptés.

Elles permettront en outre, de dessiner un environnement douanier moderne susceptible de faciliter et sécuriser le commerce international, grâce à une transformation fondamentale de la vision qui sert de fil conducteur à son action.

Pour ce faire, les nouvelles autorités douanières ont émis le vœu de délocaliser l’actuel site abritant le service informatique, avec la construction d’un nouveau bâtiment aux normes internationales pour plus d’efficacité dans la collecte des taxes douanières.

La réforme des douanes gabonaises sera soutenue par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), organe visant à intégrer les pays en développement dans l'économie mondiale de façon à favoriser leur essor. Malheureusement, l’on reste en attente de la contribution gabonaise qui consiste en la cession d’un espace viabilisé devant abriter l’édifice.