Pour améliorer l’environnement des affaires et intensifier la prise en compte des acteurs du secteur privé, la ministre en charge du commerce a présidé une réunion sur le passage de l'informel au formel, vendredi 24 novembre 2017. 

« Il se trouve que l’initiative privée concerne tous les segments. Le segment du petit informel comme le grand informel qui lui est immatriculé mais dont les fruits financiers échappent à la captation des revenus. L’objectif de cette réunion c’était de réunir l’ensemble des administrations concernées. Nous estimons que le passage de l’informel au formel participe de l’amélioration du climat des affaires qui fait partie des objectifs assignés à notre ministère », a déclaré Madeleine Berre, ministre de la Promotion des investissements privés, du commerce et de l’industrie. 

L’idée est d’encourager le passage de l’informel vers le formel, en proposant des mesures d’accompagnement, pour susciter l’intérêt des acteurs, sur les angles fiscal, social, juridique et entrepreneurial.

Le secteur informel génère des revenus importants et représente une source de financement qui échappe au fisc gabonais. Selon un classement publié en juillet 2017 par le Fonds monétaire international (FMI), le Gabon est le pays d’Afrique centrale où le secteur informel est le plus important. Il représente entre 40 et 50 % du PIB, ce qui fait du pays le 33e sur les 37 étudiés.

Pour la ministre du Commerce, il est question d’encourager le passage de l’informel au formel pour améliorer le climat des affaires, augmenter la captation des revenus tout en accompagnant les commerçants. « La parafiscalité c’est pour identifier ce qui est pénalisant et ce qui ne l’est pas et il faudra avoir la bonne parafiscalité. Et puis, l’amélioration des opérations de contrôle », soutient-elle. 

Une équipe conjointe devra réfléchir sur la mise en place d’un plan de travail commun à soumettre au Premier ministre. A terme il s’agira de mettre en place ‹‹ La Maison du commerçant » dont la requête fut formulée par les commerçants au président de la République, lors de sa visite au marché de Mont Bouët en 2016. 

La Maison du commerçant est pensée pour être un espace administratif d’informations et d’assistance plurielle sur les obligations formelles de l’activité commerciale. « Il s’agira uniquement d’un Centre dédié à l’information et non un centre fiscal, ni de collecte d’impôts et encore moins un guichet unique de formalités », a précisé le ministère du Commerce.