Contrairement aux fausses nouvelles qui circulent, le ministère du Commerce n’a accordé que des autorisations exceptionnelles d’importation du ciment à deux entreprises. 

Le ministère de la Promotion des investissements privés, du commerce et de l’industrie a rendu public un communiqué, le 16 novembre 2017, dans lequel il fait des précisions pour démentir des informations fausses qui circulent au sujet de cette filière. 

L’on apprend ainsi qu’après la décision d’interdiction des importations de ciment survenue le 25 juillet dernier, des autorisations exceptionnelles d’importation de ciment ont été accordées récemment à deux entreprises. 

« Après vérification minutieuse par les services compétents des dates d’importation avec les opérateurs concernés, deux autorisations exceptionnelles ont été validées par le ministère, notamment celles relatives à la société Foberd pour des cargaisons embarquées le 25 avril 2017 et le 10 juillet 2017 ; et celle de la société Longxing Sarl pour des cargaisons embarquées le 20 juillet 2017 », indique en substance le communiqué.

Le ministère de la Promotion des investissements privés, du commerce et de l’industrie précise par ailleurs qu’en dehors de ces deux autorisations exceptionnelles accordées pour des importations initiées avant l’entrée en vigueur de l’arrêté d’interdiction, aucune autre autorisation n’a été accordée à aucun opérateur économique. 

De même, il est mis en relief  les gains de l’Etat  au terme des deux ans d’application de cette mesure d’interdiction. II s’agit notamment de réguler et d’assainir le circuit d’importation, de structurer l’industrie du ciment, de garantir l’accroissement des investissements dans le secteur de la cimenterie, d’augmenter le taux d’emplois et l’entrepreneuriat dans les métiers de la chaine de valeurs des métiers de la cimenterie.

Ces mesures et obligations sont intégrées dans un cahier des charges signé d’accord parties et qui fait l’objet d’un suivi périodique. « Cette mesure d’interdiction ne consacre en rien un monopole et cela vise tous les industriels présents ou en cours d’installation au Gabon », précise le communiqué.