La direction générale de la concurrence et de la consommation a rencontré les responsables des syndicats des commerçants pour voir ensemble, ce qui bloque l’applicabilité totale de la nouvelle mercuriale au Gabon. 

Apres plusieurs contrôles de terrain pour s’assurer de l’applicabilité de la nouvelle mercuriale à Libreville et ses environs, les résultats font état du non-respect de celle-ci par les commerçants-détaillants. Raison pour laquelle le patron de la direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC) a convoqué, mercredi 15 novembre 2017, à l’immeuble Arambo qui abrite le ministère de l’Economie, une réunion avec les responsables syndicaux des commerçants. Objectif : comprendre leur « refus » de respecter les nouveaux prix pourtant homologués de commun accord entre les différentes parties prenantes du commerce au Gabon.   

« Le gouvernement fait des sacrifices en arrêtant de prendre les droits de douanes et la TVA sur 167 produits de consommation courante et en baissant les coûts portuaires. Il est inadmissible que les consommateurs n’en bénéficient pas. Je vous ai donc réuni pour savoir ce qui bloque l’applicabilité de la nouvelle mercuriale chez certains commerçants », a annoncé sans ambages Emmanuel Eyeghé Nze, directeur générale de la DGCC.

Après plusieurs réactions tournant autour du pot, Ousmane, commerçant à Owendo a pointé du doigt les grossistes. « Si nous achetons le carton de sucre à 19 500 FCFA, nous ne pouvons pas vendre le paquet à 770 FCFA tel qu’indiqué sur la nouvelle mercuriale car nous n’aurons que 10 FCFA de bénéfice, ce qui ne couvre pas le transport et les autres charges », a-t-il confié à l’assistance.

Emmanuel Eyeghe Nze a demandé aux commerçants d’apporter les factures que leur délivrent les grossistes qu’il convoquera et sanctionnera au besoin. Mais, là encore, cela ne pourrait pas être évident. D’après les commerçants, certains grossistes remettent à leurs clients des factures irrégulières, sans entêtes ou sans détailler les articles achetés, difficile donc de savoir qui fait quoi. 

Pour régler une fois pour toutes cette situation, Emmanuel Eyeghe Nze a décidé de programmé une rencontre avec les détaillants et les grossistes très prochainement.