Ce dispositif mis en place par le ministère en charge du Commerce aura pour mission de réglementer les activités syndicales au sein de ce département ministériel. 

Michel Magloire Eyene, va assurer la présidence du Comité des doyens des syndicats du ministère du Commerce. La mise en place de ce comité procède de la volonté de la pléthore de syndicats de cette administration – près de sept pour être précis – d’en finir avec la léthargie et le manque de crédibilité dont ils font l’objet. Lequel manque de crédibilité qui fait en sorte que la hiérarchie ne puisse plus tenir compte des revendications au regard du nombre élevé d’interlocuteurs.

Selon Michel Magloire Eyene, le nombre surabondant de syndicats dans le secteur du commerce n’est pas de nature à assurer l’efficacité de ce regroupement de travailleurs. « Avoir sept syndicats pour notre département ministériel ne facilite pas les négociations », a-t-il déclaré.

Pour une bonne organisation de la restructuration, le comité des doyens a eu une séance de travail pendant trois jours, au cours de laquelle les cahiers de charges ont été synthétisés. Plusieurs fonctionnaires de cette administration, regroupés au sein de cette dynamique née de manière spontanée, ont décidé de désormais parler d’une même voix pour toutes les revendications.

Les doyens, qui totalisent pour la plupart entre 15 et 25 ans d’expérience, ont appelé les partenaires sociaux à une dynamique unitaire. Ils ont par ailleurs demandé de limiter l’exercice syndical à un maximum de deux syndicats.

Il ne reste qu’à souhaiter que cette proposition puisse prospérer. Surtout lorsqu’on sait que les syndicalistes n’ont pas toujours eu une position constante dans leur démarche.