Élevée à près de 55 milliards de FCFA, elle obère fortement les activités de l’entreprise, indique le Directeur général, Antoine Boo.

Le 10 janvier 2018, le directeur général de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), Antoine Boo a réuni les médias au siège de Libreville pour faire part des préoccupations auxquelles son institution fait face. Au cours de cette rencontre, il s’est largement appesanti sur la situation de la dette intérieure de l’Etat, qui plombe considérablement l’efficacité de son action.

Selon lui, «La consommation annuelle d’eau et d’électricité de l’Etat (hôpitaux, écoles, bâtiments administratifs…) qui s’élève à 25 milliards auxquels s’ajoutent, 15 milliards de dette existante, plus, un crédit de TVA de 20 milliards, le volume d’impayés est à 55 milliards. Difficile à digérer pour une entreprise ayant un chiffre d’affaires annuel de 200 milliards de francs ».

En conséquence, de nombreuses activités à mener en 2018 dépendront de l’état de trésorerie de l’entreprise. «Par exemple, pour accroitre d’eau qui passe par la mise en place du projet CIMGABON 2, il faut, 3 à 4 milliards de FCFA. Pareil pour les petites extensions, l’intensification de détection des fuites d’eau et leurs réparations. Pour ces projets et bien d’autres, nous avons besoin d’argent», a-t- il ajouté.

La SEEG compte donc sur un accord signé avec l’Etat gabonais pour une mobilisation des fonds qui pourraient constituer une solution pour revigorer sa trésorerie et maintenir ses efforts d’investissements.