Ils vont débuter, dans les tous prochains jours, leur formation dans les métiers du domaine des hydrocarbures. 

Annoncé il y a cinq mois, l’espace d’incubation dédié à la formation aux métiers des hydrocarbures a été inauguré le 21 novembre 2017 par le ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’insertion professionnelle, Biendi Maganga Moussavou, au sein du Centre professionnel de Port-Gentil dans la province du Moyen-Ogooué. 

Soutenue par des entreprises pétrolières de la localité, notamment Total Gabon et Gabon Oïl compagnie, la formation sera animée par l’incubateur national, Junior achievement Gabon (JA Gabon). Cette cérémonie d’inauguration a d’ailleurs permis aux trois entités de concrétiser le début des formations à travers la signature du contrat d’apprentissage.  

C’est donc 100 premiers jeunes sélectionnés parmi près de 1 000 postulants qui débuteront très bientôt leur formation. L’on apprend que 45 d’entre eux seront formés dans les métiers de gestion des essenceries, chefs de pistes, pompistes et les 55 restant dans les autres métiers de la filière. L’apport de l’incubateur national permettra aux jeunes d’acquérir des outils dans l’entreprenariat, l’objectif étant notamment d’optimiser les chances d’insertion par l’auto-emploi.

Un motif de satisfaction pour le directeur général de Total Gabon, qui a souligné l’entière disposition de la société pétrolière à chaque fois qu’elle a l’opportunité de poser un acte matérialisant son engagement dans la formation et l’insertion professionnelle des jeunes gabonais. 

Selon le ministre Biendi Maganga Moussavou, la stratégie d'implantation d'incubateurs devrait se poursuivre à travers toute l'étendue du territoire. L’inauguration de l’incubateur sectoriel dédié à l'agriculture dans la ville de Mouila est annoncée pour ce vendredi 24 novembre.

Ces initiatives marquent la concrétisation du projet d’Appui à la formation et l’insertion professionnelle (AFIP). Financé à hauteur de 571 millions FCFA par l’Union européenne (UE) à travers le 10e Fonds européen de développement (FED), il est destiné à former 3 000 jeunes gabonais sans emploi ni formation préalable.