A la faveur de l’Assemblée générale tenue le 21 juin 2017, Pierre Vandebeeck, le PCA de SIAT Gabon, laisse entrevoir des signes d’embellie pour l’année 2017.

Après la pluie vient le beau temps. C’est ce que l’on pourrait comprendre de la situation de la Société d'investissement pour l'agriculture tropicale (SIAT Gabon), telle que décrite, par Pierre Vandebeeck, le PCA de cette entreprise, suite à un entretien accordé à la presse, au terme du Conseil d’administration tenue le 21 juin dernier à Libreville.

A en croire M. Vandebeeck, après une difficile et douloureuse année 2016, marquée principalement, par la cession des actifs du secteur palmier à Olam Gabon, la société a été profondément restructurée. Cette restructuration qui a permis de réduire la courbe opératoire, a également entrainé une nette amélioration du rendement de la société dès les cinq premiers mois de 2017. 

«Cette restructuration nous a permis de garantir la pérennité de la succursale de SIAT au Gabon. Car, poursuit-il, avec le palmier, on n’arrêtait pas de perdre de l’argent. Je vous informe que sur dix ans, nous avons perdu l’équivalent de 65 milliards de FCFA. Contrairement à l’élevage et à la culture de l’hévéa, deux secteurs sur lesquels, l’entreprise, sur la même période n’a jamais perdu d’argent.», fait-il savoir

Pour retrouver la croissance, au-delà du dispositif structurel désormais mis en place, SIAT Gabon mise sur l’amélioration des cours du caoutchouc en 2017. «D’une manière globale, je dirai que l’année 2017 sera une des années record du Groupe SIAT. Nous sommes très forts dans le secteur du palmier à huile, notamment au Nigéria et au Ghana où nous somme numéro 1 sur le marché de l’huile de palme. Du point de vue de l’hévéaculture, nous continuons de planter et de former sur la saignée et la culture. Tout ceci mis ensemble, me permet de dire que 2017 sera une excellente année pour le Groupe.», indique Pierre Vandebeeck.

Poursuivant son élan d’optimisme, le PCA fait par ailleurs savoir que SIAT Gabon va, pour la première fois, dépasser les 15 milliards de francs CFAn de chiffres d'affaires. Dans le cadre du processus de restructuration de l’entreprise, en vue de réduire des charges de l’entreprise et réaliser des économies, Pierre Vandebeeck indique que l’entreprise va installer sa base logistique à Owendo, pour n’avoir à Libreville qu’une représentation. Et que, la plupart du personnel sera ainsi délocalisée soit à Mitzic, soit à Oyem où, il y’ aura un bureau principal, parce que la société entend dans l’avenir, investir dans le cacao.