L’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), a assigné en justice, le 17 juillet dernier, total Gabon au motif de l’utilisation de la main d’œuvre extérieure à la boite, en remplacement de ses employés en grève depuis quelques semaines. L’accusant de ce fait, d’entrave au droit de grève.

Malgré l’implication du gouvernement par le biais du ministre du Travail et celui du Pétrole, à la crise que traverse Total Gabon, celle-ci est loin de connaitre son terme. En effet, les employés de total Gabon, affiliés à l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) ont assigné en justice, leur employeur, qui a été appelé à comparaitre le 17 juillet devant le juge de référé pour entrave à l’exercice du droit de grève de ses agents.

En effet, l’Onep a saisi le tribunal de Port-Gentil pour dénoncer  l’utilisation de la main d’œuvre de sociétés extérieures en remplacement des travailleurs gréviste de Total Gabon. Parmi les entreprises sollicitées, EMPT, SPIE OIL & Gas Service et Dietsmann, elles aussi appelées à comparaître. Un fait que les salariés de total Gabon dénoncent en invoquant la violation du décret du 26 mars 2016 portant sur l’emploi des expatriés, la violation de la loi N°20 du 15 janvier 2008 portant sur, la mise à disposition du personnel et la mise en place d’un plan de départ négocié.

De ce fait, le conseil des employés de total Gabon a  rappelé que le droit de grève et la liberté syndicale sont consacrés et garantis aussi bien par la convention N°087 de l’OIT concernant la liberté syndicale et la protection du droit syndical, ratifiée par le Gabon le 14 octobre 1960, par la constitution de la République gabonaise, que par le Code du Travail en ses articles 14, 270, et 341 à 345.

Notons que le week-end dernier, le ministre du pétrole, Pascal Houagni Ambourouet, a rencontré les responsables de total, ainsi que les délégués du personnel de cette entreprise pour discuter de cette question. Une rencontre qui semble avoir été un échec au regard de la tournure actuelle de la situation.