Et pour cause, du fait de l'échec de sa mise en redressement judiciaire engagé depuis un mois, les employés qui cumulent près de neuf mois d’arriérés de salaires  , ont décidé de hausser le ton.

Les agents de la société de logistique dénoncent la lenteur dans le processus, une lenteur qui incombe aux administrateurs judiciaires dans le paiement des arriérés de salaires. Les conduisant ainsi au lancement d’une opération préalable interne d’identification des agents par l’entremise de la DRH. Les employés également remontés par la façon dont le personnel est traité disent ne pas comprennent pas le comportement des administrateurs judiciaires.

« La société dispose d’un fichier de tous les employés. Nous ne voyons pas la nécessité de cette initiative. C’est assurément un moyen pour l’administration de gagner du temps et nous ne l’acceptons pas », a précisé un agent agacé. Pour sa part, la Direction des ressources humaines explique  que l’étape du processus de paiement doit être précédée par cette identification. Peut-on lire dans une note d’information datant du 21 mars dernier publiée dans l’hebdomadaire La Loupe du 10 avril 2018. 

En effet, Satram et EGCA  empêtrées dans des difficultés financières les rendant incapables de supporter leurs charges sociales ont été placées sous redressement judiciaire par l’ordonnance du président du Tribunal de première instance de Port-Gentil le 21 février 2018. Désigné par cette ordonnance, Maitre Edo Rufin Dubernard, en qualité de syndic judiciaire, dispose de 18 mois pour s’assurer du respect des engagements des 2 entreprises.