Le Fonds monétaire international vient un prêt d’environ 380 milliards FCFA, à l’État gabonais, dans le cadre de son Mécanisme élargi de crédit (MEDC).

Pour mieux apprécier ce concept, il importe de savoir qu’il est activé uniquement lorsque le pays qui en bénéficie, se heurte à de graves problèmes de balance des paiements à moyen terme en raison de faiblesses structurelles qui tarderont à être corrigées.

Dans ce cadre, le Fonds monétaire international (FMI) peut apporter son concours au processus d’ajustement dans le cadre de ce mécanisme. Par rapport au soutien qu’offre la formule d’un accord de confirmation, ce concours prévoit un accompagnement plus prolongé du FMI à l’appui d’un programme pour aider les pays à mener des réformes

En clair, le Mécanisme élargi de crédit a été créé pour apporter un concours aux pays qui sont aux prises avec de graves déséquilibres de balance des paiements à cause d’obstacles structurels, ou qui affichent une croissance lente et une position de balance des paiements intrinsèquement fragile. Il offre une aide à l’appui de vastes programmes qui prévoient des mesures de portée et de nature nécessaires pour corriger les déséquilibres structurels sur une période prolongée.

Un accompagnement et des délais de remboursement plus longs pour que l’ajustement porte ses fruits

Comme les réformes structurelles destinées à corriger des faiblesses profondes mettent souvent un certain temps à s’exécuter et à porter leurs fruits, l’accompagnement et le délai de remboursement sont plus longs que pour la plupart des autres accords.

Les accords élargis sont généralement approuvés pour une durée maximale de trois ans, et peuvent être renouvelés, le cas échéant, jusqu’à un an de plus. Cependant, une durée maximale de quatre ans au moment de l’approbation peut également être envisagée, en cas, entre autres, d’un besoin de balance des paiements dépassant une période de trois ans, d’un ajustement prolongé pour rétablir la stabilité macroéconomique, et de la présence de garanties suffisantes sur la capacité et la volonté du pays membre de mettre en œuvre des réformes structurelles profondes et soutenues.

La période de remboursement est elle aussi plus longue, se situant entre 4½ et 10 ans, les remboursements s’effectuant en douze versements semestriels égaux. À titre de comparaison, les accords de confirmation s’étalent sur une période plus courte et leur période de remboursement se situe entre 3¼ et 5 ans.

L’ajustement structurel au cœur des programmes

Quand un pays emprunte auprès du FMI, il s’engage à mener des politiques destinées à surmonter des problèmes économiques et structurels. Dans le cadre du MEDC, cet engagement, accompagné d’une conditionnalité spécifique, est en principe fortement axé sur des réformes structurelles qui s’attaquent aux faiblesses institutionnelles et économiques, en plus des politiques propres à préserver la stabilité macroéconomique.

Le Conseil d’administration du FMI procède à intervalles réguliers à une évaluation des programmes tout en leur permettant de s’adapter à l’évolution de la situation économique. Le MEDC présente une certaine souplesse quant à la fréquence des revues, selon la solidité des politiques menées par le pays et la nature de ses besoins de financement.