C’est ce qui ressort des statistiques publiés récemment, par la Direction générale de l’économie et la politique fiscale (DGEPF), pour le compte de l’année 2017. 

Selon les données de la DGEPF repris par nos confrères du site Lenouveaugabon.com, au terme de l’année 2017, le secteur de l’exploitation forestière s’est caractérisé par une amélioration des performances industrielles et commerciales, selon les données de la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale. 

La DGE PF indique à cet effet que la production de grumes a progressé de 5,7% pour s’élever à 1 604 995 m3 en 2017, contre 1 518 321 m3 en 2016, en raison de la mise en exploitation de nouvelles surfaces forestières, de la fermeté de la demande des industries locales et au renforcement de la législation sur les conditions d’exploitation du Kévazingo et de l’Ozigo. Au cours de la même période, les ventes de grumes aux industries locales ne disposant pas de permis forestiers ou d’essences appropriées ont atteint un volume de 557 451 m3, soit une hausse de 23,2% par rapport à 2016. 

Les industries de transformation du bois ont également enregistré des résultats appréciables au terme de l’année 2017. Car, sur le plan industriel, la production de bois ouvrés a augmenté de 10,1% pour atteindre 843 891 m3 contre 766 732 m3 en 2016. Cela en raison notamment d’un meilleur approvisionnement en grumes, du renforcement du tissu industriel et de la montée en puissance des usines nouvellement installées. Sur le plan commercial, les ventes locales et les exportations ont respectivement progressé de 27,3% et 6% pour afficher 62 456 m3 et 680 287 m3 contre 49 081 m3 et 642 060 m3 en 2016, en en raison de la hausse de la demande locale et internationale. 

Les unités de sciage

En ce qui concerne le secteur du sciage, on a globalement observé une amélioration des performances de l’activité de sciage. En effet, sur le plan industriel, la production de bois sciés a connu une hausse de 9,4% pour se situer à 505 962 m3 contre 462 562 m3, un an plus tôt. Cette embellie indique-t-on, résulte d’un meilleur approvisionnement des unités de transformation en grumes et du renforcement du tissu industriel. 

Par aileurs, les exportations ont progressé de 11,9% pour atteindre 441 019 m3, contre 394 293 m3 l’année précédente, en raison de la demande soutenue du marché mondial des bois tropicaux. A contrario, les ventes locales sont passées de 41 026 m3 en 2016, à 30 966 m3, soit une chute de 24,5% à 30 966 m3, du fait de l’offre dynamique des opérateurs informels.

Le déroulage

Le segment placage a enregistré une amélioration de ses performances industrielles à fin décembre 2017. Ainsi, la production est passée de 252 140 m3 en 2016 à 286 697m3, soit une hausse de 13,7%. Cette performance s’explique par une accélération du rythme d’approvisionnement des usines en grumes et la production additionnelle des usines nouvellement installées dans la Zone économique à régime privilégié de Nkok. 

Parallèlement, les ventes locales ont fortement progressé pour s’établir à 25 193 m3 contre 2 383 m3 en 2016, sous l’effet des fortes commandes du marché domestique, notamment des sociétés du cluster-menuiserie de Nkok. A l’inverse, les exportations se sont repliées de 3,1% suite à la faiblesse de la demande du marché international de placage.  

Le contreplaqué

La branche de fabrication de contreplaqué a été marquée par un léger tassement de son activité en 2017. En effet, la production est passée de 52 030 m3 à 51 232 m3, soit une légère baisse de 1,53%. Cette situation résulte des difficultés d’approvisionnement en grumes des principales unités de transformation de ce segment d’activité industrielle.

Sur le plan commercial, les exportations ont connu la même tendance baissière avec des réalisations de 40 047 m3 en 2017 contre42 255 m3 l’année précédente, suite à la contraction des commandes du contreplaqué à l’international. A contrario, les ventes locales ont enregistré une hausse de 11,%, en liaison avec l’affermissement des consommations du marché local.