C’est le moins que l’on puisse dire, au sortir de l’audience accordée par le ministre de l’Agriculture, Yves Fernand Manfoumbi, le 11 juillet 2017, à son Altesse royale, Mohammed Abbas de Jordanie, en séjour au Gabon dans le cadre d’une mission de prospection pour des investissements dans le secteur agricole.

En clair, la rencontre entre le ministre de l’Agriculture, d’Yves Fernand Manfoumbi et son hôte jordanien avait donc une connotation essentiellement agricole. Et durant les échanges, le patron de l’agriculture gabonaise a ainsi décliné les potentialités ainsi que la politique de relance agricole initiée par le gouvernement à son altesse royale, Mohammed Abbas de Jordanie.

Selon Yves Fernand Manfoumbi, les pouvoirs publics veulent faire de l’agriculture un vecteur d’emplois et une source de croissance. Il a listé les principaux objectifs du gouvernement pour ce secteur : garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle ; valoriser le potentiel agricole. L’objectif, à terme, étant de produire massivement pour faire baisser la facture des importations des produits alimentaires d’origine agricole.

Evidemment, pour produire plus, le Gabon veut recourir à des partenariats, comme l’a indiqué le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, chargé de la mise en œuvre du programme Graine. « Le Gabon est une terre qui peut bien recevoir les investissements de la Jordanie », a affirmé Yves Fernand Manfoumbi. 

Il a également édifié son interlocuteur jordanien sur l’option du Gabon d’inverser la tendance de la balance commerciale actuelle pour la ramener à un seuil où le Gabon exporte plus qu’il n’importe, tout en réduisant le niveau des importations alimentaires qui dépasse les 400 milliards de francs CFA actuellement. En outre, le Gabon voudrait hisser ses exportations à 600 milliards et ramener ses importations alimentaires à 110 milliards de francs CFA. En augmentant les terres cultivables, le pays voudrait aussi augmenter le périmètre des terres cultivables, tout en portant les emplois agricoles à 150.000.

Le développement de l’agriculture au Gabon s’adosse sur certaines filières : les fruits et légumes ; les céréales ; les produits carnés et les poissons. Et la Jordanie peut aider le Gabon en y investissant. « On a besoin des partenaires forts comme vous », a affirmé le ministre de l’Agriculture.

Grâce notamment, au cadre réglementaire qui devient de plus en plus incitatif pour les entrepreneurs et les agri-preneurs, à la gouvernance avec la redéfinition de certaines missions du ministère ainsi qu’au cadre incitatif et à l’aménagement rural, sans oublier la modernisation de la machine productive et la chaîne de commercialisation. Autant de dispositions qui devraient permettre au pays de produire et de vendre sa production, a conclu Yves Fernand Manfoumbi.