L’information a été révélée par les membres de l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc).

Selon les sources proches de l’Asroc, le prix de cession de cette matière première en provenance du Gabon est hautement plus compétitif que celui des importations malaisiennes qui permettent généralement au Cameroun de combler un déficit de production structurel estimé à 100 000 tonnes depuis des années, mais qui a officiellement atteint 130 000 tonnes depuis 2 ans.

Cet avantage en matière de coût, explicable par la proximité entre le Cameroun et le Gabon (les régions du Sud-Cameroun et du Woleu Ntem au Gabon sont frontalières), pourrait bientôt faire de ce pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) le principal fournisseur des raffineurs camerounais en huile de palme, au regard des investissements qu’y réalise la société agro-industrielle Olam.

Pour rappel, c’est depuis octobre 2016 que le Cameroun est devenu importateur de l’huile de palme gabonaise issue de la raffinerie d’Olam, située dans la localité d’Awala. La plus grande économie de la Cemac qui va officiellement importer 96 000 tonnes d’huile de palme en 2017, pour satisfaire les besoins des raffineurs locaux, avait alors reçu une cargaison inaugurale d’environ 300 tonnes.