L'Organisation interafricaine du café (OIAC) est en pleine mutation. Elle vient de lancer un avis de recrutement pour un cabinet ou un consultant pour l'aider dans sa réforme institutionnelle, en vue de la mise en œuvre de sa nouvelle stratégie 2017-2022.

Début mars, elle recherchait un commissaire aux comptes ; en février, c'était un assistant administratif. Car le temps presse alors que la tâche est immense. "Le secteur du café africain est confronté à des défis, notamment les échecs des politiques, la forte concurrence de l’Asie de l’Est, les inefficacités dans toute la chaîne de valeur (production, transformation, normes de qualité, commercialisation, consommation domestique, etc.) et un faible secteur privé", souligne son secrétaire général Frederick Kawuma.

Le café demeure une source importante de revenus pour au moins 11 millions de ménages ruraux et de recettes d'exportation pour 25 pays producteurs de café en Afrique, poursuit-il. La production africaine a diminué, passant de 24,4 millions de sacs Ms) dans les années 1980 à 15,4 Ms en 2015 ; soit une baisse de 40%. Dans la même période, la part de marché de l'Afrique a baissé de 50% à 10% entre 1992/93 et 2014/15.

Le nouveau plan stratégique de l’OIAC "va explorer, de manière exhaustive, les moyens de financement des entreprises de café sur toute la chaîne de valeur pour une valeur ajoutée significative […]. Elle conduira à donner des conseils de marché pour la production, la productivité et l'amélioration de la qualité. En effet, des études appropriées seront identifiées et menées pour résoudre progressivement les questions pertinentes du secteur du café africain."