L'Indice FAO des prix des produits alimentaires a augmenté pour le deuxième mois consécutif en février.

selon la FAO, il a progressé de 2,5% mais reste en dessous du niveau de 2017. La baisse des huiles végétales et du sucre n’a pas permis de compenser la forte hausse des produits laitiers et dans une moindre mesure des céréales. Cet indice FAO des prix des produits céréaliers, qui regroupe le blé, le riz et les principales céréales secondaires dont le maïs, a augmenté de 2,5 % stimulé par des conditions climatiques défavorables qui ont eu un effet négatif sur les prévisions liées à la production hivernale de blé aux Etats-Unis et celle de maïs en Argentine.

La FAO a d’ailleurs revu à la baisse ses projections pour les récoltes de blé à travers le monde pour cette année toutefois les niveaux de stocks devraient atteindre un nouveau record.

L'Indice FAO des prix des produits laitiers a augmenté de 6,2% en février tout comme les cotations internationales pour le beurre, le fromage et les poudres de lait entier et écrémé. Une forte demande mondiale pour ces produits et une production laitière moins importante que prévue en Nouvelle Zélande expliquent en grande partie cette situation.

L'Indice FAO du prix de la viande est resté globalement inchangé alors que les prix de la viande de volailles ont chuté pour la quatrième fois consécutive, compensant ainsi une hausse des cotations de prix pour la viande bovine. 


L'Indice FAO du prix des huiles végétales a baissé de 3,1% pour atteindre son plus bas niveau en 19 mois alors que plusieurs prévisions faisaient état d'un surplus de la production mondiale pour cette année. Les prix pour l'huile de palme sont ceux qui ont le plus baissé. Une situation qui s'explique par la hausse des stocks en Malaisie et en Indonésie tandis que des projections tablant sur une production exceptionnelle de soja aux Etats-Unis a évidemment pesé sur les cotations de soja.

L'Indice FAO du prix du sucre a baissé de 3,4%, atteignant son plus bas niveau en l'espace de deux ans, alors que les principaux pays producteurs comme la Thaïlande et l'Inde continuent de développer leurs capacités de production et que les principaux acteurs du marché s'attendaient à une forte hausse de la production dans l'Union européenne en raison des meilleurs rendements de betterave et de plus grandes superficies de plantations suite au retrait des quotas de production l'année dernière.